Tranches de vie

Premières années

thierry raoux

L'Ardèche est le terrain de jeu d'une enfance campagnarde. Je grandis les mains dans la terre, on élève volailles et lapins, et je passe mes vacances dans la garrigue à courir après les chèvres de ma grand-mère maternelle.

Je pratique alors la natation en compétition, j'en garde surtout le souvenir des semaines de vacances passées à faire des longueurs de bassin, et de faux départs mémorables, qui me laissaient honteux pendant des jours... Les week-ends étaient consacrés aux randonnées, ou l'hiver, au ski de fond sur le plateau.

La montagne, ça vous gagne

thierry raoux

Adolescent, je dévore Premier de cordée et autres classiques de la littérature alpinistique, et c'est avec un ami du collège, aujourd'hui guide, que je fais mes premiers pas sur les glaciers. Je pratique alors l'escalade avec passion, je fais mon service national dans les chasseurs alpins, avant de m'installer dans la vallée de Chamonix. Les pistes de fond passent devant notre chalet, et je sors quotidiennement pour de longues séances de skating.

Plusieurs années durant, je me consacre ainsi à la montagne, parcourant les cimes du massif du Mont-Blanc. Mon plus beau souvenir d'altitude? Le sommet de la Verte au matin de mes 18 ans.


Intermède argentin

Parti en Argentine pour un trek en Patagonie et un stage de méditation Zen, j'y rencontre Cécilia, qui deviendra ma femme et le soleil de ma vie. Je m'y installe pendant trois ans. A Buenos Aires, je travaille comme cuisinier... français (!), approfondit l'étude du Zen, et reçois l'ordination de moine zen.

De la Pampa aux Alpes du Sud

thierry raoux

Pourtant, la montagne me manque. À 29 ans, je rentre en France et m'installe dans les Alpes du Sud, aux portes du Queyras. J'exerce alors avec passion le métier d'accompagnateur en montagne. Cela me permet de faire la synthèse entre mon amour des cimes, le goût du voyage, ma curiosité de naturaliste...

Le 2 novembre 2004, alors que j'encadre un groupe dans l'île de la Réunion, une chute de pierres me brise la colonne vertébrale. Polytraumatisé, je suis évacué par le PGHM. Je passe en tout 9 mois en milieu hospitalier. J’en ressors paraplégique.

Quand le handicap devient challenge

S'ensuivent des jours mouvementés. Trouver un logement accessible, se reconvertir professionnellement... C’est aujourd’hui chose faite, et après une formation, je travaille comme webmaster dans une agence de trekking. Pour trouver un nouvel équilibre, je m'investis aussitôt dans le handisport. J'ai la chance de rencontrer Yves Maréchal, alors directeur technique du ski nordique handisport, qui me prête une coque de ski et me soutient, me mettant ainsi "le pied à l'étrier".

Les objectifs de médailles sont un aiguillon, mais le chemin pour y parvenir me motive tout autant, car ce n'est que lorsque je suis dehors, dans le vent, le soleil et la neige, que je suis heureux, goûtant le sel de l'effort et la magie de nos montagnes. Ainsi, chaque jour qui passe, je vis cette aventure avec passion. Dans cette dynamique, le handicap n’est pas un poids mais un aiguillon pour la volonté. De subi, il devient le moteur d’un nouveau challenge.

Mes partenaires

Partenaire handisport Agence de trekking Visages Partenaire handisport Agence de trekking Allibert Partenaire handisport Agence de randonnée La Pèlerine Partenaire handisport Rossignol Partenaire handisport Mont-Dauphin place forte Vauban Partenaire handisport Charles Queyras TP
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